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Bio-optique, couleur de l’océan et phytoplancton

Vu depuis l’espace, la couleur de l’océan raconte une histoire essentielle : celle du phytoplancton, ces micro-algues qui forment la base de toute la vie marine et jouent un rôle majeur dans le climat en captant du CO₂. Les satellites permettent déjà de suivre à grande échelle la répartition de ce phytoplancton grâce à la « radiométrie couleur de l’océan ». Mais dans l’océan Austral, ces observations restent approximatives, parfois faussées d’un facteur deux à trois, faute de données locales de référence.

Le Polar POD va changer la donne. En dérivant pendant trois ans dans le courant circumpolaire antarctique, il mesurera en continu les propriétés optiques de l’eau (l’absorption et la diffusion de la lumière, les signatures spectrales du phytoplancton, etc.). 

Ces données permettront :

D’améliorer la précision des satellites en validant leurs mesures sur le terrain, notamment pour le programme PACE de la NASA et les missions européennes.

De mieux comprendre la « signature optique » particulière de l’océan Austral, différente du reste du globe à cause de la composition spécifique du phytoplancton et de la matière organique dissoute.

D’identifier les types fonctionnels de phytoplancton (comme les diatomées ou les coccolithophores), chacun jouant un rôle différent dans le cycle du carbone et dans les chaînes alimentaires.

De suivre l’évolution du phytoplancton au fil des saisons et des années, afin de détecter d’éventuelles tendances liées au changement climatique.

Ces recherches nous permettront de répondre à une question cruciale : comment la vie microscopique qui colore l’océan Austral réagit-elle aux bouleversements en cours, et quelles conséquences cela a-t-il pour le climat et la biodiversité mondiale ?