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Étude des échanges atmosphère-océan

À la surface de l’océan, l’air et l’eau échangent en permanence de l’énergie, des gaz et des particules. Ces flux déterminent la capacité de l’océan Austral à absorber la chaleur et le dioxyde de carbone (CO₂) émis par les activités humaines, et donc à réguler le climat mondial.

Les vagues jouent ici un rôle clé : lorsqu’elles se brisent, elles injectent de l’air sous forme de bulles, brassent la couche superficielle de l’océan et favorisent le passage des gaz. Elles projettent aussi des microgouttelettes salées qui deviennent des noyaux de condensation pour les nuages. Ces processus contrôlent la formation de turbulence, la profondeur de la couche de mélange et l’efficacité des échanges de chaleur, de CO₂ et d’humidité.

Le Polar POD mesurera en continu :

les flux turbulents de chaleur, d’humidité, de CO₂ et d’énergie à l’aide d’anémomètres et de capteurs rapides,

l’état de la mer (spectre des vagues, fréquence des déferlantes, turbulence sous-marine),

la composition de l’air marin (aérosols, particules) et leur rôle dans la formation des nuages.

Un autre objectif majeur sera de travailler main dans la main avec les satellites. Depuis l’espace, ils mesurent la vitesse du vent et l’état de la mer. Mais pour être fiables, ces observations doivent être calibrées avec des mesures réalisées sur place. Le Polar POD servira ainsi de référence au sol (ground truth), en enregistrant en continu la hauteur des vagues, la force du vent et les flux d’énergie.

Ces observations inédites, notamment en hiver austral où les données manquent cruellement, permettront d’améliorer les modèles climatiques et la compréhension du rôle de l’océan Austral comme « poumon » de la planète