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Mesures des impacts anthropiques

Même au cœur de l’océan Austral, loin de toute activité humaine directe, on retrouve des traces de pollution : microplastiques, polluants chimiques persistants, métaux lourds ou encore bruit sous-marin. Ces contaminants atteignent la région par transport atmosphérique ou océanique sur de longues distances. Leur présence et leurs effets sur les écosystèmes antarctiques sont encore très mal connus.

Les scientifiques chercheront notamment à :

Quantifier la présence de microplastiques et de nanoplastiques dans l’eau, et comprendre comment ils interagissent avec les organismes marins.

Mesurer les polluants chimiques et atmosphériques (pesticides, mercure, polluants organiques persistants) qui s’accumulent dans l’air, l’eau et la chaîne alimentaire.

Étudier le bruit sous-marin, qui perturbe les communications et comportements des mammifères marins ailleurs dans le monde, mais dont on ignore encore l’impact dans ces eaux plus silencieuses.

Observer les échanges à l’interface air-mer pour comprendre comment ces contaminants circulent et se transforment entre l’océan et l’atmosphère.

En combinant ces observations à un inventaire de la biodiversité, l’expédition permettra de mieux comprendre comment les pressions humaines modifient les écosystèmes de l’océan Austral et d’apporter des données de référence à la gouvernance environnementale internationale.