Présentation scientifique

Programme Scientifique

Ancre marine

Le POLAR POD est une station océanographique internationale : 43 institutions et universités de 12 pays sont engagées dans le programme de recherches.

Les données et observations seront accessibles à l'ensemble de la communauté scientifique internationale. Ce sera une contribution française au programme de la décennie des océans de l’UNESCO.

Les recherches sont basées
sur 4 axes majeurs.

  1. L’océan Austral est un système très turbulent, le lieu d’importants échanges à la surface : ses eaux froides absorberaient la moitié du CO2 absorbé par l’ensemble des océans.
    Grâce à cette “pompe physique“ c’est le principal puits de carbone océanique de la planète.
    Nous allons mesurer sa performance avec précision grâce à la stabilité verticale du POLAR POD, des mesures effectuées en continu pendant 3 années aux quatre saisons. Échanges aussi d’aérosols, de matières et de chaleur au niveau des tourbillons très actifs entre la surface et la profondeur

  2. Il s’agit de calibrer la mesure effectuée par les satellites à partir des observations faites sur le terrain : conditions météo, états de mer, le vent et les vagues et la couleur de l’océan.
    Notamment le phytoplancton qui reflète la ressource à disposition de l’écosystème marin et la capacité de l’océan à absorber le CO2 par photosynthèse, appelée “pompe biologique“.
    Le zooplancton, qui se nourrit de ces micro-algues, émet des pelotes fécales qui plongent sur le fond de l’océans où elles sédimentent. C’est ainsi que depuis des centaines de millions d’années le carbone est durablement séquestré au fond des océans.

  3. POLAR POD est un navire “zéro émission“. Cette plateforme silencieuse sera équipée d’hydrophones de grande sensibilité pour capter l’univers sonore sous-marin.
    On connait la signature sonore de toutes les espèces, du krill aux mammifères, et l’écoute en continue permettra de réaliser un inventaire de la faune marine aux quatre saisons pendant trois années consécutives.

    Analyses des micro-organismes, observations des oiseaux de mer et pourquoi pas du calmar géant sont au programme.

  4. Bien que l'océan Austral soit l'océan le plus reculé de la Terre, un large éventail de polluants anthropiques a été détecté dans cette région à différents niveaux : krill, plancton, poissons, oiseaux marins, mammifères marins.

    L'océan Austral est presque la dernière terre inconnue pour les contaminants. La cible de nos investigations seront les micro-plastiques, pesticides, polluants organiques permanents, métaux lourds...

Equipements scientifiques

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